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Un régime s'impose

Un régime s'impose - Marc Gélinas

J’étais très fatigué, après un mois de travail acharné. Quelques jours de vacances m’attendaient, et je n’aspirais plus qu’à sentir l’air du rivage marin, le soleil sur ma peau et la beauté de la grande étendue bleue. J’avais préparé mes lunettes de soleil, mis de l’autobronzant pendant quelques jours, acheté une nouvelle serviette de plage, et refait mon tiroir de vêtements d’été. J’avais acquis de nouveaux bermudas, car les anciens ne m’allaient plus. J’ai pris un peu de poids, pendant l’année qui venait de s’écouler. De dîner d’affaires en repas irréguliers, j’avais dû progressivement desserrer ma ceinture. Je reconnaissais qu’un régime devenait incontournable, mais les mois passèrent sans que je revoie mon alimentation. De plus, je suis gourmand, et j’ai découvert un délicieux restaurant où les desserts sont tout simplement fabuleux. Leur charlotte aux poires est voluptueuse ; leur fondant au chocolat fort, comme je les aime.

J’ai donc décidé de me mettre à manger plus équilibré dès que je rentrerais de mes jours de congé. L’hôtel où j’avais réservé une chambre pour sept nuits avait, sur les photos disponibles sur le site, une architecture magnifique, digne des plus luxueux palaces que j’avais pu visiter. Les chambres sophistiquées étaient très différentes les unes des autres, ce qui était une des particularités de l’établissement hôtelier. Il comportait aussi une grande piscine, chauffée ; un spa ; un grand jardin avec des bancs pour s’asseoir, placés à des intervalles réguliers. Quant au restaurant, j’espérais qu’il serait à la hauteur de sa décoration. Le rococo flamboyant est le style que j’aime le moins, mais ce cadre à la décoration recherché augurait de bons plats. La veille de mon départ, j’ai revu mon sac en détail, et je me suis couché serein, après avoir revu en détail ma planification financière.

Ce fut le lendemain que mon impatience fut à son comble. J’ai sauté dans un pantalon en toile beige, après une bonne douche, chaussé mes chaussures en cuir les plus confortables. Avec ma casquette blanche, j’ai assorti mon gilet. Prêt à partir, j’ai soudain songé que je n’avais pas fermé tous mes volets roulants. Ensuite, j’ai réalisé que je n’avais pas mon chargeur de tablette. Celui de mon téléphone cellulaire était introuvable, lui aussi. Je les ai retrouvés ensemble. Ils étaient rangés dans le tiroir de ma table de chevet. Je pris la route, joyeux d’aller vers des jours de beau temps et de tranquillité qui m’attendaient.

 

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Ayant toujours vécu seul, jusqu’à récemment, je me suis retrouvé père d’une famille instantanée à 35 ans. Tout inclus, dont une adolescente et des jumeaux aux couches. Vous vous intéressez à la suite ? Suivez-moi ici entre deux changements de couches…